L'Atlantide, civilisation antédiluvienne à Sumer

L’Atlantide, civilisation antédiluvienne :

Sumer en Mésopotamie ou Mohenjo-Daro dans l’Indus ?

Extraits tirés du texte de « L’Atlantide, civilisation disparue »

De Philippe AZIZ, Editions FAMOT, Genève 1975.

 

Cette immense puissance, écrit Platon, prêtant sa plume aux prêtres égyptiens dans le Timée, marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie (Mineure) tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les Colonnes d’Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie (Mineure) réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer. Car tout ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port dont l’entrée est étroite, tandis que ce qui est au-delà forme une véritable mer et que la terre qui l’entoure a vraiment tous les titres pour être appelée continent. Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui étendait sa domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles et quelques parties du continent. En outre, en deçà du détroit, de notre côté, ils étaient maîtres de la Libye jusqu’à l’Egypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Or, un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit. Ce fut alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Comme elle l’emportait sur toutes les autres par le courage et tous les arts de la guerre, ce fut elle qui prit le commandement des Hellènes ; mais, réduite à ses seules forces par la défection des autres et mise ainsi dans la situation la plus critique, elle vainquit les envahisseurs, éleva un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis, et rendit généreusement la liberté à tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des Colonnes d’Hercule. Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même (Déluge de Noé en 2418 avant notre ère). Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cette mer-là est impraticable et inexplorable, la navigation étant gênée par les bas-fonds vaseux que l’île a formé en s’affaissant.

Et maintenant voici à peu près de quelle manière commença ce long récit. Nous avons déjà dit, au sujet du tirage au sort que firent les dieux, qu’ils partagèrent toute la terre en lots plus ou moins grands suivant les pays et qu’ils établirent en leur honneur des temples et des sacrifices. C’est ainsi que (le dieu) Poséidon, ayant eu en partage l’île Atlantide, installa des enfants qu’il avait eus d’une femme mortelle dans un endroit de cette île que je vais décrire.

Du côté de la mer s’étendait, par le milieu de l’île entière, une plaine (Sumer) qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et fertile par excellence. Vers le centre de cette plaine, à une distance d’environ cinquante stades (48 cannes = 9180 mètres), on voyait une montagne qui était partout de médiocre altitude. Sur cette montagne habitait un de ces hommes qui, à l’origine, étaient, en ce pays, nés de la terre. Il s’appelait Evènor et vivait avec une femme du nom de Leucippe. Ils engendrèrent une fille unique, Clito, qui venait d’atteindre l’âge nubile quand son père et sa mère moururent (Adam mourut en 3144 avant notre ère). (Le dieu) Poséidon, s’en étant épris, s’unit à elle et fortifia la colline où elle demeurait en découpant le pourtour par des enceintes faites alternativement de mer et de terre, les plus grandes enveloppant les plus petites. Il en traça deux de terre et trois de mer et les arrondit en partant du milieu de l’île, dont elles étaient partout à égale distance, de manière à rendre le passage infranchissable aux hommes (mortels) ; car on connaissait encore en ce temps-là ni vaisseaux ni navigation.

Lui-même (le dieu Poséidon) embellit l’île centrale, chose aisée pour un dieu. Il fit jaillir du sol deux sources d’eaux, l’une chaude et l’autre froide, et fit produire à la terre des aliments variés et abondants. Il engendra cinq couples de jumeaux mâles, les éleva et, ayant partagé l’île entière de l’Atlantide en dix portions, il attribua au premier-né du couple le plus vieux la demeure de sa mère et le lot de terre alentour (Sumer en Mésopotamie ?), qui était le plus vaste et le meilleur ; il l’établit roi sur tous ses frères et, de ceux-ci, fit des souverains, en donnant à chacun d’eux un grand nombre d’hommes à gouverner et un vaste territoire. Il leur donna des noms à tous. Le plus vieux, le roi, reçut le nom qui servit à désigner l’île entière et la mer qu’on appelle Atlantique (l’océan Indien donne sur l’Atlantique par le sud de l’Afrique), parce que le premier roi du pays à cette époque portait le nom d’Atlas. Le jumeau né après lui, à qui était échue l’extrémité de l’île du côté des Colonnes d’Hercule, jusqu’à la région qu’on appelle aujourd’hui Gadirique (détroit de Gadès : ancien nom du détroit de Gibraltar) en ce pays (l’Afrique ?), se nommait en grec Eulèmos et en dialecte indigène Gadire, mot d’où la région a sans doute tirée son nom. Les enfants du deuxième couple furent appelés, l’un Amphèrès, l’autre Evémon. Du troisième couple, l’aîné reçut le nom de Mnèseus, le cadet celui d’Autochthon. Du quatrième, le premier-né fut nommé Elasippos, le deuxième Mestor ; à l’aîné du cinquième groupe on donna le nom d’Azaès, au cadet celui de Diaprépès.

Tous ces fils du dieu Poséidon et leurs descendants habitèrent ce pays pendant de longues générations. Ils régnaient sur beaucoup d’autres îles de l’océan (océans Indien et Atlantique) et, comme je l’ai déjà dit, ils étendaient en outre leur empire, de ce côté-ci, à l’intérieur du détroit, jusqu’à l’Egypte et la Tyrrhénie (îles italiennes).

Ils avaient acquis des richesses immenses, telles qu’on n’en vit jamais dans aucune dynastie royale et qu’on n’en verra pas facilement dans l’avenir. Ils disposaient de toutes les ressources de leur cité et de toutes celles qu’il fallait tirer de la terre étrangère. Beaucoup leur venaient du dehors, grâce à leur empire, mais c’est l’île elle-même qui leur fournissait la plupart des choses à l’usage de la vie, en premier lieu tous les métaux, solides ou fusibles, qu’on extrait des mines, et en particulier une espèce dont nous ne possédons plus que le nom, mais qui était alors plus qu’un nom et qu’on extrayait de la terre en maint endroit de l’île, l’orichalque, le plus précieux après l’or, des métaux alors connus (le revêtement métallique des Grandes Pyramides était probablement fait en orichalque).

Note d’après Garcia BELTRAN (livre de Robert CHARROUX « Histoire inconnue des hommes depuis cent mille ans », pages 91 et 92) :

« Les Pyramides avaient été créées, outre leur destination transcendantale, dans le but pratique de faire pleuvoir. Elles étincelaient à des centaines de kilomètres, on les appelait « Les Lumières », car elles étaient recouvertes de plaques de métal blanc très lisse, qui eut dû être de l’argent, mais que l’on avait remplacé par un alliage, l’argent étant trop rare en Egypte. On retrouve ce métal actuellement, mélangé à un revêtement calcaire, sur les murs des mosquées et notamment sur ceux de la mosquée du Caire, qui ont un reflet brillant et argenté. Les archéologues égyptiens savent que ce revêtement provient du pillage des plaques de métal des Pyramides. »

Tout ce que la forêt fournit de matériaux pour les travaux de charpentiers, l’île le produisait aussi en abondance. Elle nourrissait aussi abondamment les animaux domestiques et sauvages. On y trouvait même une race d’éléphants très nombreux (éléphants à Mohenjo-Daro dans l’Indus ?) ; car elle offrait une plantureuse pâture non seulement à tous les autres animaux qui paissaient au bord des marais, des lacs et des rivières, ou dans les forêts, ou dans les plaines, mais encore également cet animal qui, par nature, est le plus gros et le plus vorace (notons qu’il n’y a pas d’éléphant en Amérique).

Mohenjo-Daro (selon l’encyclopédie Larousse) :

Site protohistorique du Sind, relevant de la civilisation dite « de l’Indus ». Les fouilles ont révélé une importante cité construite en briques et pourvue d’un système de canalisation perfectionné. De nombreux indices attestent une vie florissante (2500-1500 av. J.-C.).

En outre, tous les parfums que la terre nourrit à présent, en quelque endroit que ce soit, qu’ils viennent de racines ou d’herbes ou de bois, ou de sucs distillés par les fleurs ou les fruits, elle leur produisait et les nourrissait parfaitement, et aussi les fruits cultivés et les secs, dont nous usons pour notre nourriture (il y a ici une preuve que l’Atlantide ne se trouvait pas en Amérique, dont les cultures étaient ignorées des Egyptiens), et tous ceux dont nous nous servons pour compléter nos repas, et que nous désignons par le terme général de légumes, et ces fruits ligneux qui nous fournissent des boissons, des aliments et des parfums, et ce fruit à écailles et de conservation difficile, fait pour notre amusement et notre plaisir, et tous ceux que nous servons après le repas pour le soulagement et la satisfaction de ceux qui souffrent d’une pesanteur d’estomac, tous ces fruits, cette île sacrée, qui voyait alors le soleil, les produisait magnifiques, admirables, en quantité infinies.

Ils commencèrent par jeter des ponts sur les fossés d’eau de mer qui entouraient l’antique métropole (capitale du monde antédiluvien), pour ménager un passage vers le dehors et vers le palais royal. Ce palais, ils l’avaient élevé dès l’origine à la place habitée par le dieu et par leurs ancêtres (ceux des habitants). Chaque roi, en le recevant de son prédécesseur, ajoutait à ses embellissements et mettait tous ses soins à le surpasser, si bien qu’ils firent de leur demeure un objet d’admiration par la grandeur et la beauté de leurs travaux. Ils creusèrent, depuis la mer jusqu’à ‘enceinte extérieure, un canal de trois plèthres (30,6 m) de large, de cent pieds de profondeur (30,6 mètres également) et de 50 stades (9180 mètres) de longueur, et ils ouvrirent aux vaisseaux venant de la mer une entrée dans ce canal, comme dans un port, en y ménageant une embouchure suffisante pour que les plus grands vaisseaux pussent y pénétrer. En outre, à travers les enceintes de terre qui séparaient celles d’eau de mer, vis-à-vis des ponts, ils ouvrirent des tranchées assez larges pour permettre à une trière de passer d’une enceinte à l’autre (selon l’encyclopédie Larousse, la trière possédait une chiourme de trois rangs superposés, et était armée, à l’étrave, de deux éperons d’airain pour l’abordage ; longue de près de 40 mètres, elle portait un équipage d’environ 200 hommes) et, par-dessus ces tranchées, ils mirent des toits pour qu’on pût naviguer dessous, car les parapets des enceintes de terre étaient assez élevés au-dessus de la mer. Le plus grand des fossés circulaires, celui qui communiquait avec la mer, avait trois stades (550,8 m) de largeur, et l’enceinte de terre qui lui faisait suite en avait autant. Des deux enceintes suivantes, celle d’eau avait une largeur de deux stades (367,2 m) et celle de terre était encore égale à celle d’eau qui la précédait ; celle qui entourait l’île centrale n’avait qu’un stade (183,6 m).

Quant à l’île où se trouvait le palais des rois, elle avait un diamètre de cinq stades (918 m). Ils revêtirent d’un mur de pierre le pourtour de cette île, les enceintes et les deux côtés du pont, qui avait une largeur d’un plèthre (10,2 m). Ils mirent des tours et des portes sur le pont et à tous les endroits où passait la mer. Ils tirèrent leurs pierres du pourtour de l’île centrale et de dessous les enceintes, à l’extérieur et à l’intérieur ; il y en avait des blanches, des noires et des rouges. Et, tout en extrayant les pierres, ils construisirent des bassins doubles creusés dans l’intérieur du sol, et couverts d’un toit par le roc même. Parmi ces constructions les unes étaient d’une seule couleur ; dans les autres, ils entremêlèrent les pierres de manière à faire un tissu varié de couleurs pour le plaisir des yeux, et leur donnèrent ainsi un charme naturel. Ils revêtirent d’airain, en guise d’enduit, tout le pourtour du mur qui entourait l’enceinte la plus extérieure ; d’étain fondu celui de l’enceinte intérieure, et celle qui entourait l’acropole elle-même d’orichalque aux reflets de feu (des rayons du soleil ?).

Le palais royal, à l’intérieur de l’acropole, avait été agencé comme je vais dire. Au centre même de l’acropole, il y avait un temple consacré à Clito et à Poséidon. L’accès en était interdit et il était entouré d’une clôture d’or. C’est là qu’à l’origine ils avaient engendré et mis au jour la race des dix princes (géants de l’époque antédiluvienne ?). C’est là aussi qu’on venait chaque année des dix provinces qu’ils s’étaient partagés offrir à chacun d’eux les sacrifices de saison. Le temple de Poséidon lui-même était long d’un stade (183,6 m), large de trois plèthres (30,6 m) et d’une hauteur proportionnelle à ces dimensions ; mais il avait dans son aspect quelque chose de barbare. Le temple tout entier, à l’extérieur était revêtu d’argent, hormis les acrotères, qui étaient d’or à l’intérieur ; la voûte était tout entière d’ivoire émaillé d’or, d’argent et d’orichalque ; tout le reste, murs, colonnes et pavés, était garni d’orichalque.

On y avait dressé des statues d’or, en particulier celle du dieu (Poséidon), debout sur un char, conduisant six chevaux ailés, et si grand que sa tête touchait la voûte, puis en cercle autour de lui, cent Néréides sur des dauphins ; car on croyait alors qu’elles étaient au nombre de cent ; mais il y avait aussi beaucoup d’autres statues consacrées par des particuliers. Autour du temple, à l’extérieur, se dressaient des statues d’or de toutes les princesses et de tous les princes qui descendaient des dix rois et beaucoup d’autres grandes statues dédiées par les rois et les particuliers, soit de la ville même, soit des pays du dehors soumis à leur autorité. Il y avait aussi un autel dont la grandeur et le travail était en rapport avec tout cet appareil, et tout le palais de même était proportionné à la grandeur de l’empire, comme aussi les ornements du temple.

Deux sources, l’une d’eau chaude et l’autre d’eau froide, avaient un débit considérable et elles étaient, chacune, merveilleusement adaptées aux besoin des habitants par l’agrément et la vertu de leurs eaux. Ils les avaient entourées de bâtiments et de plantations d’arbres appropriées aux eaux. Ils avaient construit tout autour des bassins, les uns à ciel ouvert, les autres couverts, destinés aux bains chauds en hiver. Les rois avaient les leurs à part, et les particuliers aussi ; il y en avait d’autres pour les femmes et d’autres pour les chevaux et les autres bêtes de somme, chacun d’eux étant disposé suivant sa destination. Ils conduisaient l’eau qui s’en écoulait dans le bois sacré du dieu Poséidon, où il y avait des arbres de toutes essences, d’une grandeur et d’une beauté divines, grâce à la qualité du sol ; puis ils la faisaient écouler dans les enceintes extérieures par des aqueducs qui passaient sur les ponts. Là, on avait aménagé de nombreux temples dédiés à de nombreuses divinités, beaucoup de jardins et beaucoup de gymnases, les uns pour les hommes, les autres pour les chevaux, ces derniers étant construits à part dans chacune des deux îles formées par les enceintes circulaires. Entre autres, au milieu de la plus grande île, on avait réservé la place d’un hippodrome d’un stade de large (183,6 m), qui s’étendait en longueur sur toute l’enceinte, pour le consacrer aux courses de chevaux. Autour de l’hippodrome, il y avait, de chaque côté, des casernes pour la plus grande partie de la garde. Ceux des gardes qui inspiraient le plus de confiance tenaient garnison dans la plus petite des deux enceintes, qui était aussi la plus près de l’acropole, et à ceux qui se distinguaient entre tous par leur fidélité on avait assigné des quartiers à l’intérieur de l’acropole, autour des rois mêmes.

Tout le pays était très élevé et à pic sur la mer. Mais, tout autour de la ville, s’étendait une plaine qui l’entourait et qui était elle-même encerclée de montagnes descendant jusqu’à la mer ; sa surface était unie et régulière, elle était oblongue en son ensemble, elle mesurait sur un côté trois mille stades (550,8 kilomètres) et, à son centre, en montant de la mer, deux mille (367,2 kilomètres). Cette région était, dans toute la longueur de l’île, exposée au midi et à l’abri des vents du nord. On vantait alors les montagnes qui l’entouraient, comme dépassant en nombre, en grandeur et en beauté toutes celles qui existent aujourd’hui. Elles renfermaient un grand nombre de riches villages peuplés de périèques (artisans), des rivières, des lacs et des prairies qui fournissaient une pâture abondante à tous les animaux domestiques et sauvages et des bois nombreux et d’essences variées amplement suffisants pour toutes les sortes d’ouvrages de l’industrie.

Or cette plaine avait été, grâce à la nature et aux travaux d’un grand nombre de rois au cours de longues générations, aménagées comme je vais dire. Elle avait la forme d’un quadrilatère généralement rectiligne et oblong ; ce qui lui manquait en régularité avait été corrigé par un fossé creusé sur son pourtour. En ce qui regarde la profondeur, la largeur et la longueur de ce fossé, il est difficile de croire qu’il ait eu les proportions qu’on lui prête, si l’on considère que c’était un ouvrage fait de main d’homme, ajouté aux autres travaux. Il faut cependant répéter ce que nous avons ouïe dire : il avait été creusé à la profondeur d’un plèthre (10,2 m), sa largeur était partout d’un stade (183,6 m) et, comme sa longueur embrassait toute la plaine, elle montait à dix mille stades (1836 kilomètres). Il recevait les cours d’eau qui descendaient des montagnes, faisait le tour de la plaine, aboutissait à la ville par ses deux extrémités, d’où on le laissait s’écouler dans la mer. De la partie haute de la ville partaient des tranchées d’environ cent pieds de large (30,6 m), qui coupaient la plaine en ligne droite et se déchargeaient dans le fossé près de la mer ; de l’une à l’autre, il y avait un intervalle de cent stades (18,36 kilomètres). Elles servaient au flottage des bois descendus des montagnes vers la ville et au transport par bateaux des autres productions de chaque saison, grâce à des canaux qui partaient des tranchées et les faisaient communiquer obliquement les unes avec les autres et avec la ville. Notez qu’il y avait tous les ans deux récoltes, parce que l’hiver on utilisait les pluies de Zeus, et en été, les eaux qui jaillissaient de la terre, qu’on amenait des tranchées.

Au moment de porter leur jugement, les dix rois (géants ?) se donnaient les uns aux autres des gages de leur foi de la manière suivante. Il y avait dans l’enceinte du temple du dieu Poséidon des taureaux en liberté. Les dix rois, laissés seuls, priaient le dieu de leur faire capturer la victime qui lui serait agréable ; après quoi, ils se mettaient en chasse avec des bâtons et des nœuds coulants, sans fer. Ils amenaient alors à la colonne le taureau qu’ils avaient pris, l’égorgeaient à son sommet et faisaient couler le sang sur l’inscription. Sur la colonne, outre les lois, un serment était gravé, qui proférait de terribles imprécations contre ceux qui désobéiraient. Lors donc qu’ils avaient sacrifié suivant leurs lois, ils consacraient tout le corps du taureau, puis, remplissant de vin un cratère, ils y jetaient au nom de chacun d’eux un caillot de sang et portaient le reste dans le feu, après avoir purifié le pourtour de la colonne. Puisant ensuite dans le cratère avec des coupes d’or, ils faisaient une libation sur le feu en jurant qu’ils jugeraient conformément aux lois inscrites sur la colonne et puniraient quiconque les aurait violées antérieurement, qu’à l’avenir ils n’enfreindraient volontairement aucune des prescriptions écrites et ne commanderaient et n’obéiraient à un commandement que conformément aux lois de leur père (Poséidon). Lorsque chacun d’eux avait pris cet engagement pour lui-même et sa descendance, il buvait et consacrait sa coupe dans le temple du dieu ; puis il s’occupait du dîner et des cérémonies nécessaires.

Quand l’obscurité était venue et que le feu des sacrifices était refroidi, chacun d’eux revêtait une robe d’un bleu sombre de toute beauté, puis ils s’asseyaient à terre dans les cendres du sacrifice où ils avaient prêté serment et, pendant la nuit, après avoir éteint tout le feu dans le temple, ils étaient jugés ou jugeaient, si quelqu’un en accusait un autre d’avoir enfreint quelque prescription. Leurs jugements rendus, ils les inscrivaient, au retour de la lumière, sur une table d’or. Il y avait en outre beaucoup d’autres lois particulières relatives aux prérogatives de chacun des rois, dont les plus importants étaient de ne jamais porter les armes les uns contre les autres, de se réunir pour se prêter main-forte dans le cas où l’un d’eux entreprendrait de détruire l’une des races royales dans son Etat, de délibérer en commun, comme leurs prédécesseurs, sur les décisions à prendre touchant la guerre et les autres affaires, mais en laissant l’hégémonie à la race d’Atlas. Le roi n’était maître de condamner à mort aucun de ceux de sa race, sans l’assentiment de plus de la moitié des dix rois.

Quand la portion divine qui était en eux s’altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu’ils perdaient les plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner ce qui est la vraie vie heureuse les trouvaient, justement alors, parfaitement beaux et heureux, tout infectés qu’ils étaient d’injustes convoitises et de l’orgueil de dominer.

Sumer (encyclopédie Larousse) :

Région de la basse Mésopotamie, près du golfe Persique.

Les Sumériens apparaissent vers le milieu du IVème millénaire avant J.-C. dans la basse Mésopotamie, qui leur doit sans doute le travail du cuivre, les maisons de brique, les sceaux, l’écriture. Les Sumériens développent l’irrigation et pratiquent le commerce des métaux et des pierres dures, qui les met en rapport avec les pays de la Méditerranée orientale, de la Caspienne et de l’Indus. Ils se groupent en villes (Eridou, Our, Ourouk, Lagash, Oumma, Adab, Shourouppak), dont les chefs aspirent à l’hégémonie sur le pays de Sumer et au titre de lougal (roi) ; à défaut, le gouverneur de la cité s’intitule patési (vicaire) du dieu local ou du roi. La religion sumérienne, riche en cérémonies d’inspiration magique, honore les divinités dont les couples règnent sur chaque ville. Avant le palais, le temple, vaste ensemble de bâtiments dominés par la ziggourat, est le centre économique de la principauté. Les Sumériens transmettent leur civilisation à leurs voisins et plus particulièrement aux Akkadiens, qui se mêlent à eux en basse Mésopotamie, majoritaires dans le Nord (pays d’Akkad) et minoritaires dans le Sud (pays de Sumer). Les recherches archéologiques et les textes historiques portent jusqu’à présent sur des cités et des époques différentes ; aussi les débuts de l’histoire sumérienne (vers 3500-2000 avant J.-C.) se dégagent-ils mal de la légende. Lagash sort la première de l’ombre sous le règne d’Eanatoum, mais entre bientôt en conflit avec Oumma. Vers 2750 avant J.-C., Lougalzaggizi, roi d’Oumma et d’Ourouk, s’empare de Lagash, qu’il ruine, et fonde le premier empire mésopotamien, bientôt usurpé par le Sémite Sargon d’Akkad. Après la chute de la dynastie akkadienne et l’occupation de Sumer par les Barbares Gouti, l’hégémonie revient aux villes sumériennes : Ourouk une nouvelle fois et Lagash (époque de Goudéa). Enfin les rois de la IIIème dynastie d’Our (entre environ 2100 et 2000 avant J.-C.), qui tiennent la Mésopotamie sous le contrôle de leur bureaucratie, ne peuvent résister à l’infiltration des Amorrites. Si les villes sumériennes jouent encore un rôle historique avec les dynasties, d’origine étrangère, d’Isin et de Larsa (début du IIème millénaire), le sumérien n’est plus qu’une langue morte, et Sumer, profondément sémitisé, victime de l’envasement du golfe Persique, n’est bientôt plus, sous le nom de « pays de la mer » (à partir de 1650 avant J.-C.), que le refuge des dissidents et des nomades araméens ; mais la remarquable civilisation sumérienne survit, adoptée par tous les maîtres de la Mésopotamie jusqu’à l’époque hellénique.

Le déluge babylonien (encyclopédie Larousse) :

C’est une légende insérée dans la XIème tablette du mythe de Gilgamesh. Un conseil des dieux ayant décidé de détruire le monde par le déluge, le dieu Ea donna des instructions à Outanapishtim (Noé) pour qu’il pût se sauver. Outanapishtim construisit un vaisseau et y embarqua tous les siens, toute semence de vie, tous les animaux sauvages et domestiques, tout son or et son argent. Les flots sont déchaînés ; le feu du ciel brûle ce qui n’est pas noyé. L’ouragan dure sept jours. Tour à tour, Outanapishtim lâche une colombe et une hirondelle, qui reviennent, n’ayant pas trouvé où se poser. Un corbeau ne revient pas, et Outanapishtim atterrit au sommet d’une montagne (mont Ararat). Il offre un sacrifice aux dieux, qui « accourent comme des mouches » auprès de leur seul adorateur survivant. En récompense de sa fidélité, Outanapishtim est conduit avec sa femme à la Bouche des Fleuves, où ils vivront « éternellement », alors que leurs enfants, également sauvés du déluge, repeupleront le monde que les dieux ne puniront plus jamais par une calamité collective.

On tend à admettre l’historicité d’un cataclysme en Babylonie, au IVème millénaire avant J.-C. (en réalité en 2418 av. notre ère), d’épaisses couches de limon pur recouvrant, à Our, des vestiges de civilisation.

Relation de Platon (v. 427-347 av. notre ère) sur l’Atlantide :

« Ecoute, Socrate (470-399 av. notre ère), dit Critias, (oncle de Platon, 450-404 av. notre ère), une histoire admirable mais très vraie que raconte Solon (l’un des 7 sages de la Grèce, v. 640-v. 558 av. notre ère)… d’après une confidence des prêtres de Saïs (ancienne ville de Basse-Egypte, sur le delta du Nil, dont les princes fondèrent la XXVIème dynastie, de 664 à 525 av. notre ère) :

« Avant le Déluge, le royaume de l’Atlantide était une île plus étendue que la Libye et l’Asie Mineure réunies (terres de la Méditerranée orientale au Sud-est de la Grèce). Un terrible tremblement de terre joint à un déluge procuré par une pluie continuelle et torrentielle d’un jour et d’une nuit, entrouvrit la terre… et l’Atlantide disparut sous la mer. Tel est, Socrate, le résumé de ce que mon bisaïeul disait avoir appris de Solon.

« Socrate répondit : Il est important qu’on regarde ce que tu viens de dire, non comme une fable inventée par nous, mais comme une histoire vraie. »

Définition de l’Atlantide par l’encyclopédie Larousse :

« … à une époque reculée, les Grecs eurent à repousser un peuple, les Atlantes, sortis d’une grande île de l’Atlantique, en face des colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar). Cette île fut engloutie dans un cataclysme en « une nuit et un jour », et, toujours selon Platon, ce fait se situerait 9000 ans avant l’époque où vécut Solon, soit environ 9600 av. notre ère. »

Conclusion de Patrick DOLCIANI (10 mai 2009) :

Le Déluge de Noé eut lieu en 2418 av. notre ère, ce qui donne 1860 ans passés à la mort de Solon (2418 – 558).

9000 ans doit être compris comme « 1800 ans », soit 9000 ans / 5.

En effet, 2418 av. notre ère – 1800 ans = 618 av. notre ère, date qui correspond avec l’âge de Solon lorsqu’il avait 22 ans (640 av. notre ère – 22 ans).

Année solaire de 365 jours / 5 = 73 jours.

Les « 9000 ans » ne sont pas des années solaires, mais en réalité 9000 périodes de 73 jours, car la période de 73 jours avait la particularité de s’accorder à la fois avec les révolutions synodiques de Vénus et l’année solaire :

2920 jours = 40 x 73 jours = 8 x 365 jours = 5 x 584 jours (ou 5 révolutions synodiques de Vénus).

Dans ces conditions, la destruction de l’Atlantide correspond avec celle de la civilisation antédiluvienne dont parle le livre d’Enoch, laquelle se fit par le Déluge de Noé décrit dans le livre de la Genèse. L’île dont il est question dans le récit de Platon était aussi grande que les rives de la Méditerranée orientale et se situait au-delà des colonnes d’Hercule ; or, à l’époque, il fallait contourner l’Afrique pour pouvoir accéder à l’Océan Indien par mer (comme le firent les Phéniciens) et rejoindre le Golfe Persique jusqu’à Sumer, « l’île » comprenant l’Arabie, la Mésopotamie et la Perse ; en y ajoutant la région de l’Indus, cette contrée était en effet plus étendue que les terres qui se trouvaient autour de la Méditerranée orientale.

Il se trouve que les premières civilisations des descendant d’Adam avant le Déluge se trouvèrent en Mésopotamie, en Egypte et dans la vallée de l’Indus (Mohenjo-Daro). La notion « d’île » correspondrait de nos jours à « foyer de civilisation », ici celle de l’époque antédiluvienne. Ce n’est donc pas d’un continent englouti sous la mer qu’il s’agissait, mais d’une région du globe terrestre submergée par les eaux des pluies et la montée des eaux de la mer ; les eaux de la mer se retirèrent dans l’année qui suivit, car Noé resta dans l’Arche avec sa famille un peu plus d’un an. La mer était montée jusqu’au sommet du mont Ararat où échoua l’Arche, le septième mois (Genèse ch. 8, verset

Une étude approfondie du texte de l’Atlantide de Platon fait ressortir que ce n’est pas à Mohenjo-Daro dans l’Indus que se trouvait l’Atlantide à proprement parler, mais à Sumer en Mésopotamie. Les dimensions du territoire correspondent avec la vallée de Mésopotamie, de même que les relations de l’Atlantide avec les pays qui l’environnaient, en fait, les mêmes que ceux qui entouraient Sumer.

Sumer a été le centre de la première civilisation de l’humanité, laquelle fut initiée par les anges déchus selon le livre d’Enoch. A l’Est, il y avait Mohenjo-Daro dans la vallée de l’Indus, à l’Ouest l’Egypte, au Nord-Ouest en remontant les fleuves (Tigre et Euphrate) il y avait l’Asie Mineure, laquelle donnait sur la Grèce et l’Italie.

Une ligne droite peut être tracée depuis l’Italie jusqu’en Mohenjo-Daro dans la vallée de l’Indus : c’est sur cette ligne droite que se développa la civilisation d’avant le Déluge, longue d’environ 6500 kilomètres. Cela permet de penser que les pôles étaient placés perpendiculairement à cette ligne, de l’Oural vers le Sud de l’Afrique.

Le retournement du globe terrestre expliquerait le Déluge à l’époque de Noé : l’actuel pôle Sud se trouvait au Nord, et en se déplaçant il fit face au soleil, ce qui provoqua la fonte des glaces et la montée des eaux de la mer, en particulier de l’Océan Indien en direction des rives du continent Indien et du Moyen-Orient.

Le globe terrestre se stabilisa après le renversement des pôles et l’Atlantide disparue ressurgit des eaux, mais les rives de Sumer devinrent impraticables, à cause de l’envasement du golfe Persique.

Voir site « Histoire, Bible et Avenir » :

http://www.astronomiecycleshistoireetprophties.eu

 

 



Fin du monde en 2027 :



http://www.leseditionsdunet.com/histoire-et-actualites/404-fin-du-monde-en-2027-patrick-dolciani-9782312002576.html



Livre « Fin du monde en 2027 » (14 pages
affichées) :



http://www.u-reed.com/lecteur.php?id=270&width=580&height=848&bg=FFFFFF 



 

 

 

 

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